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MÉMOIRE DU MNDE

Comité national malgache

Manuscrits arabico-malgache sorabe

Un patrimoine documentaire unique à préserver pour les générations futures

Le Sorabe a fait entrer Madagascar dans l'écrit en fixant la langue malgache au moyen de l’alphabet arabe. Nommés « fandraka », ces documents écrits en Sorabe sont l'œuvre de migrants islamisés venus d’Arabie et installés sur la côte Est de Madagascar au XVe siècle. Ils rassemblent des récits historiques, des généalogies, des pratiques divinatoires et des connaissances médicinales. On estime leur nombre entre 200 et 250, aujourd'hui dispersés à travers le monde.
« Il est nécessaire de les rassembler ou, à défaut, de les recenser, de les étudier, de les traduire et de les publier, afin de les préserver et de les transmettre aux générations futures », a souligné la Dr Silvia Neposteri, enseignante-chercheuse à l’Université de Milan (Italie), lors d’une conférence sur le Sorabe, donnée le jeudi 24 septembre 2026 au siège de la Commission nationale malgache pour l’UNESCO, à Behoririka.
Silvia Neposteri mène des recherches sur le Sorabe depuis 2009. Elle a publié l'ouvrage, « Voici l’histoire de nos ancêtres Anakara », issu de manuscrits Sorabe conservés à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, à Paris.
Le Comité national malgache Mémoire du Monde, en étroite collaboration avec la Commission nationale malgache pour l'UNESCO, projette d’inscrire le Sorabe au Registre international Mémoire du monde de l’UNESCO.

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Patrimoine documentaire en péril

Numérisation et mise en ligne des fonds spéciaux de la Bibliothèque et Archives Universitaires d’Antananarivo

Mémoire du monde, un programme de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine documentaire en péril, soutient la mise en place de la plateforme numérique HARENA de l’Université d’Antananarivo. C'est ainsi qu'en collaboration avec la Commission Nationale Malgache pour l'UNESCO, une formation sur la numérisation et mise en ligne des fonds spéciaux de la Bibliothèque et Archives Universitaires (BAU) d’Antananarivo s’est tenue du 28 au 31 juillet à Ankatso.
- Numériser les documents en respectant les procédures techniques et les standards de conservation numérique ;
- Réaliser un contrôle de qualité portant sur l'intégrité des pages, la résolution et la conformité des fichiers ;
- Suivre les principes de la reconnaissance optique de caractères (OCR) afin de permettre la recherche en texte intégral ;
- Produire les métadonnées descriptives et techniques conformément aux normes retenues : titre, auteur, affiliation, résumé, mots-clés, date de publication, type de document, langue, etc.
Tels étaient, entre autres, les contenus des modules de formation. Pendant 4 jours, une vingtaine de participants de la BAU ont été initiés au traitement complet d'un document, de la préparation physique à la production des métadonnées par Monsieur Paul GATAVU, le formateur, venu spécialement de l'Université de Burundi. La BAU dispose d’un fonds documentaire important comprenant 115 000 documents, 5 191 titres de périodiques, 1 197 ouvrages usuels et près de 29 000 thèses et mémoires déjà numérisés.

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